peintures et dessins

L. mes lèvres

 

 

Mes lèvres sont mortes d'ivresse
Embrasées dans un tourbillon
Carillonnant, plein de promesses,
Sans confettis et cotillons,
Alors que tout autour de moi semblait vibrer tourbillonner,
Dans des éclats de rire gras
Mes lèvres se sont desséchées
Je les avais brûlées pour toi
Fardées de rouge et puis d'étoiles,
Amassées, cachées sous mon voile
A l'aube en te croyant roi

Mes lèvres sont mortes à minuit

Mes lèvres sont mortes d'ivresse,
Embrasées dans un tourbillon
Carillonnant, plein de promesses,
Sans confettis et cotillons,
Bien sûr tu m'avais prévenu
Venant auprès de moi que toi
Tu ne te mettrais pas à nu
Que tu venais par désarrois
Mais tes mains tu me les tendais,
Tes mains trop grandes et tes doigts d'or
Je les ai laissées me serrer
Elles sont à la taille de mon corps

Mes lèvres sont mortes à minuit

Mes lèvres sont mortes d'ivresse,
Embrasées dans un tourbillon
Carillonnant, plein de promesses,
Sans confettis et cotillons,
Quand dans ta nuit tu m'as couché
C'est à ma bouche que tu pressais
Ta tête lourde et ta douleur
J'étais ton ange ta douceur
Veilleuse de nuit j'ai posé
Mes doigts sur tes yeux enfoncés
Car je les sentais exploser
Tes yeux, au creux de ta pensée

Mes lèvres sont mortes à minuit

Mes lèvres sont mortes d'ivresse,
Embrasées dans un tourbillon
Carillonnant, plein de promesses,
Sans confettis et cotillons,
Ton ange dans ce tourbillon
Rêvait quand ses lèvres ont pris feu
Elle brûlait pour le réveillon
Dans une brèche de tes yeux
Mes lèvres sont mortes à minuit
Au premier son du carillon
Dont les douze coups m'ont réduite
En une pluie de cotillons

Mes lèvres sont mortes à minuit
Mes lèvres sont mortes

 



02/03/2015